Une histoire de famille, à Charlesbourg.
Huit ans, deux races, et une règle qu'on n'a jamais brisée : jamais plus de chiots qu'on peut en connaître par leur nom — et par leur bouille.
Ça a commencé avec une carline qu'on n'avait pas prévu faire reproduire.
Notre première Praline avait un tempérament qui a surpris notre vétérinaire dès sa première visite : sociable, increvable, zéro agressivité même chez le toiletteur. C'est lui qui nous a suggéré, après deux ans de dépistages complets, qu'elle méritait une portée.
Cette première portée nous a appris l'essentiel : un chiot manipulé tous les jours et un chiot laissé seul huit semaines, ça ne se rattrape jamais tout à fait. Ça se voit encore aujourd'hui, même chez un chien de plusieurs années.
Huit ans plus tard, on élève toujours dans la maison. Les portées naissent dans notre salon, les chiots découvrent l'aspirateur et l'escalier avant de partir, et on les connaît assez bien pour savoir lequel ira chez qui.
Trois façons de faire les choses autrement.
Rien de bien compliqué — juste des choix qu'on refuse de sacrifier pour aller plus vite.
Petite échelle, gros bon sens
Deux portées par année, jamais plus. C'est le nombre maximum qu'on peut suivre sans jamais improviser sur la santé ou la socialisation.
La maison, pas le chenil
Les portées grandissent dans la cuisine et le salon, pas dans un bâtiment séparé au fond de la cour. Le bruit de la vie, c'est la meilleure préparation qui existe.
On répond, même après
Toutes nos familles adoptantes restent en contact avec nous — pour une question de gardiennage, un conseil ou juste pour montrer une nouvelle photo. À vie, sans exception.
« Un chiot qui jappe pour rien à la porte, neuf fois sur dix, c'est un chiot qui n'a jamais entendu la sonnette avant huit semaines. On s'assure que la vôtre, il l'a déjà entendue une centaine de fois. » — Mathieu, co-éleveur
Venez voir avant de décider.
On reçoit les familles sur rendez-vous, même sans projet ferme. Vous verrez où les chiots naissent, vous rencontrerez les parents, et vous pourrez poser les questions qui piquent.
Un conseil, même si vous n'adoptez pas chez nous : méfiez-vous d'un élevage qui propose une rencontre dans un stationnement ou qui refuse de vous montrer la mère. C'est le signal le plus fiable qui existe.